La part des femmes

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Bazar : (nom masculin) Etat de ma chambre. Mais également, lieu, magasin où l’on vend toutes sortes d’objets, d’ustensiles. En 1885 voit le jour le Bazar de la Charité, vente de bienfaisance au profit des plus pauvres. Il deviendra tristement célèbre, douze ans plus tard, en proie à un incendie meurtrier.

Des quatre éléments de la matière, j’ai toujours eu une préférence, voire une fascination pour le feu. Je suis de ceux qui pourraient rester des heures durant contempler l’âtre d’une cheminée, lorsque les bûches craquent et que les flammes valsent, dans un nuancier de rouge orangé. Le feu et sa fonction réconfortante. Le feu et son pouvoir salvateur. Mais destructeur également. Une étincelle jaillit et le paysage se retrouve dévisagé.

Fin du dix-neuvième siècle à Paris, la royauté et l’empire ont fait place à la République, supprimant par la même l’autorité de l’Eglise sur l’Etat. Nous sommes en pleines mutations, la Révolution a laissé son empreinte et la Noblesse a perdu de sa superbe et de son emprise. La Bourgeoisie occupe le devant de la scène et l’échiquier social est plus que branlant.

C’est dans ce contexte inédit, qu’en 1897, alors que le Bazar de la Charité bat son plein le feu va s’embraser, devenant pour certains un ultime piège funeste. Ce drame fit définitivement basculer Paris dans le vingtième siècle. Ce décor sert à merveille le roman de Gaëlle Nohant, la Part des Flammes. « Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers la charismatique duchesse d’Alençon. Au mépris du qu’en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l’assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d’Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles. Dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, la bonté de Sophie d’Alençon leur permettra-t-elle d’échapper au scandale ? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l’incendie du Bazar de la Charité. »

C’est l’histoire de Paris, défiguré en son sein par un incendie motel, mais c’est avant tout l’histoire de trois femmes, que rien ne liaient mais qui muent par ce sentiment troublant de se comprendre malgré tout vont voir leur destin inexorablement lié.

C’est l’histoire de trois femmes qui font fi des conventions et du qu’en dira -t-on. Des femmes blessées dans leurs chaires et leurs sentiments les plus nobles, qui ont vécu mille tourments mais marchent la tête haute. C’est l’histoire d’une société patriarcale mise à mal et qui pointe du doigt, étiquette d’hystérique celles qui osent faire preuve de livre arbitre. Cette part des flammes est avant tout la part des femmes.

La plume de Gaëlle Nohant, gracieuse et documentée, nous plonge avec délectation dans ce Paris d’entre deux siècles, en recherche de son identité, qui fait la part belle aux femmes frondeuses et indépendantes, avec son roman La Part des Flammes.

Belle lecture à vous !

La Part des Flammes de Gaëlle Nohant est disponible aux éditions Le livre de Poche

Amen Omen

Feel Good

Mémoire : (nom féminin) Faculté de conserver et de rappeler des choses passées et ce qui s’y trouve associé ; l’esprit, en tant qu’il garde le souvenir du passé. Mais que se passe -t-il quand notre plus précieuse alliée, celle qui nous fait et nous permet d’avancer se fait la malle de manière prématurée ? A contrario, comment appréhender ces souvenirs qui nous obsèdent, qui nous tourmentent et nous empêche de lâcher prise ?

Tout le Bleu du ciel, Melissa Da Costa

Ma plus grande alliée depuis que je suis en âge de me souvenir est ma mémoire. J’ai cette capacité – que je ne qualifierai pas de chance pour autant – de me rappeler de tout ou presque. Tant est si bien que mes amis m’appellent « La Mémoire » car je me rappelle de toutes les anecdotes depuis le lycée, voire même de leurs emplois du temps respectifs.

Même si parfois j’aimerai être en mesure d’oublier, j’ai conscience que mes souvenirs, mon vécu et la perception que j’en ai, forgent la personne que je suis devenue, et qui n’a de cesse d’évoluer. Ma croissance étant révolue depuis quelques années déjà. Nos souvenirs, notre mémoire font ce que nous sommes, nous définissent entièrement. Des couleurs, des sons, un paysage ou encore une odeur peuvent nous rappeler un instant figé, que l’on croyait envolé, mais qui est resté gravé. Se souvenir des belles choses est un don précieux que nous avons tendance à oublier.

A vingt-sept ans Emile apprend qu’il souffre d’un Alzheimer précoce. A l’âge auquel la vie esquisse seulement les contours des possibles, la sienne est suspendue à un fil, qui va inéluctablement se rompre trop tôt. Un âge maudit si l’on en croit les artistes les plus talentueux qui n’ont souhaité y survivre. Un âge pourtant auquel il va réapprendre à vivre. Prenez place pour un voyage unique dans lequel la cheffe de bord Melissa nous embarque, au travers Tout le Bleu du Ciel : « Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.
Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile. »

C’est l’histoire d’un jeune homme condamné qui veut vivre tant qu’il le peut encore. D’un jeune homme qui dans la vie n’avait que peu de soucis, que peu de tracas. Un homme étriqué par la perspective de son nombril. Jusqu’au moment où sa vie bascule.

C’est l’histoire d’une jeune femme fantasque et évanescente, dont la fragilité palpable fait penser à un oiseau tombé du nid. D’une jeune femme soucieuse, économe de mots, de sourire, qui portent sur elle une tristesse infinie. D’une femme dont la vie a basculé.

C’est l’histoire d’une rencontre improbable entre deux êtres que tout oppose, entre deux âmes noircies par la vie. Au fil de paysages à couper le souffle et de situations incongrues, ils vont faire des rencontres qui vont peu à peu les rendre à eux même. Qui vont les animer, les transcender.

C’est l’histoire d’une amitié sublime, d’un amour improbable, d’une rencontre d’une force inouïe. Qui va réparer les maux injsutes causés par la vie.

Cette histoire, elle est portée par la plume de Melissa Da Costa et se nomme Tout le bleu du ciel. Cette l’histoire, c’est celle que vous ne devez laisser passer sous aucun prétexte, tant elle est belle, tant elle touchante, tant elle est parlante.

Belle lecture à vous !

Tout le bleu du ciel de Melissa Da Costa est disponible aux éditions Le Livre de Poche

Formidable

Feel Good

Quatuor (nom masculin) : Groupe de quatre musiciens ou chanteurs. Peut également se dire de quatre femmes qui mènent leurs vies telles de vraies chefs d’orchestre, et qui suivent leurs cœurs, quoiqu’il advienne, quoiqu’il en coûte, tambours battants.

Les femmes formidables a chacune sa vie, Alex Riva

L’été, j’aspire à plus de légèreté. Tant et si bien qu’en vacances, j’oublie tout, parfois même de lire. Cette année pourtant j’aurais traîné avec moi quelques romans dans mes valises, qui ont eu la chance pour certain de se dorer la pilule sous le soleil finistérien. Quand ce dernier daignait se montrer.

C’est ainsi que Les Femmes Formidables d’Alex Riva m’ont accompagnée dans mes pérégrinations de touristes, à savoir la plage et le jardin, pendant mon activité préféré, à savoir avoir les doigts de pieds en éventail. Je n’ai aucunement jalousé leur séjour à Sand Francisco et encore moins leur retour parisien. :

Alice, Andréa et Chloé attendaient d’embarquer sur un vol à destination de San Francisco, très impatientes de retrouver Emma. Déterminées à faire des choix, elles avaient pris la décision de s’éloigner de Paris et de leur quotidien.Trois ans plus tôt, leur « Grève des femmes formidables » avait fait naître des projets communs dans lesquels le quatuor s’était lancé en y intégrant Laurence, une nouvelle venue. Depuis, chacune avait appris à être à l’écoute de ses besoins individuels pour s’épanouir pleinement dans sa vie.Mais cette fois, que pèsera leur amitié face à leurs nouveaux enjeux amoureux et professionnels ? Jusqu’où chacune sera-t-elle prête à aller au risque de mettre à mal une profonde amitié et de révéler une part d’ombre ? Ce nouvel épisode marquera-t-il un tournant majeur pour les femmes formidables ? À chacune sa vie, mais à quel prix…

Nous avions laissé cinq femmes en proie à leurs doutes et leurs démons, leurs peurs et leurs avenirs. Nous les retrouvons au tournant de leur vie, Au tournant de leur amitié également. Nous avions laissé cinq femmes en proie à leur amitié, dont un vers a fait pourrir le cœur.

Au fil des quatre tomes, Alex Riva dresse des portraits de femmes fortes, qui vivent, vibrent, pleurent, aiment au rythme de leurs envies et de leurs émotions.

Bonne lecture de vacances à vous !

Les femmes formidables – A chacune sa vie d’Alex Riva est disponible en auto édition sur le site de l’auteure.