Impromptu voire incongru

Feel Good

Incongru : (adjectif) Relatif à une personne ou un être vivant qui ne se comporte pas comme il le devrait. Ou quand la vie se décide à devenir facétieuse et de jouer au chamboule tout avec l’équilibre établi.

Quand l’imprévu s’en mêle, d’Alex Riva

Shokobons et thé detox, trouvez l’intrus !

Même si on essaie de tout prévoir, et de tout anticiper, il arrive que l’imprévu s’en mêle. C’est lorsque la vie est douce et qu’on se dit que rien ne peut nous arriver que souvent le pire nous surprend, comme si nous avions trop baissé notre garde. Que ce bonheur était volé, et que l’équilibre reprenait sa place naturelle.

Ne pensez pas que je sois une pessimiste patentée, car avec le temps, j’ai appris à voir, et surtout à apprécier le verre à moitié plein. Et je sais d’expérience que si les pires choses peuvent arriver au débotté, les meilleures ne sont pas en reste. Ces dernières nous rendront toujours la vie plus belle. Elles sont porteuses de l’espoir d’un lendemain plus rose.

Drôle de manière d’amorcer ma chronique me direz vous, mais cela annonce, grosses mailles, Quand l’imprévu s’en mêle, la suite des aventures des femmes formidables d’Alex Riva.  Et quoi de mieux que le quatrième de couverture pour vous rafraîchir la mémoire : « Après une semaine magique en Grèce, l’heure du retour à Paris et à la réalité a sonné pour Emma, Alice, Andréa et Chloé, nos quatre femmes formidables. Mais pas question pour autant de retomber dans les travers du quotidien. Leur séjour a été l’occasion de nombreuses remises en question, et chacune est bien décidée à reprendre sa vie en main. Pour leurs hommes aussi, cette grève a été l’occasion de réfléchir, et tous semblent prêts à prendre un nouveau départ. Pourtant, pas si simple d’appliquer ses bonnes résolutions lorsque l’imprévu s’en mêle… Nos héroïnes vont devoir modifier leurs plans, d’autant plus que l’une d’elles s’apprête à vivre une terrible épreuve. C’est le moment pour les quatre amies de se serrer les coudes. Et qui sait, l’imprévu, bon comme mauvais, leur réservera peut-être de belles surprises? »

L’imprévu. Cet inconnu dont on aimerait connaître les desseins, et qui a sauté sur nos héroïnes sitôt sorties de leur avion. Cette scène de l’aéroport m’a fait penser à Love Actually et ses scènes de début et de fin, où ce lieu est décrit comme un havre d’amour. Que voulez vous, les fêtes de Noël approchent à grands pas, et cela signe le retour de mon petit cœur de guimauve.

J’ai aimé la tournure qu’Alex Riva donne à ce second roman. La vie de ses héroïnes devient plus réelle, plus concrète. On quitte la parenthèse enchantée dans laquelle elles s’étaient lovées. Le retour à la réalité s’avère assez compliqué pour toutes. Les doutes s’installent à tous les niveaux,  professionnels, amoureux. Une cinquième larronne vient rejoindre notre joyeux quadrille. Ce quintet apporte plus de profondeur au roman, mais également plus de quiproquos.

J’ai, je crois, encore plus apprécié ce second opus, plus réaliste peut-être que le premier, et qui fait de l’amitié sans failles son fer de lance. Je dois le confesser, j’ai déjà bien entamé le troisième roman, Les Femmes Formidables à l’heure du choix. Je vous en reparle très vite !

En attendant, belle lecture à vous ! 🎈

Quand l’imprévu s’en mêle, d’Alex Riva est disponible aux Editions Denoël, et au format de poche aux éditions J’ai Lu.

De charmantes syndiquées

Feel Good

Grève : (nom féminin) Cessation volontaire et collective du travail, décidée par des salariés, un groupe professionnel dans un but revendicatif. Cela peut être considéré comme un sport national en France !

La grève des femmes formidables, Alex Riva

Esprit de Noël enclenché bien trop tôt cette année

J’ai été contactée par les Editions Denoel il y a de cela de trois semaines, car l’une de leur Auteure, Alex Riva, souhaitait m’envoyer l’exemplaire de son dernier roman dédicacé. Passé l’effet de surprise et la relecture à dix-huit reprises au bas mot de ce courriel, je répondais par la positive, fière comme un paon, heureuse comme une enfant. Avec quand même le doute qu’il y ait une erreur dans le destinataire du message. Un jour, j’aurais confiance en moi.  Un jour. Ce qui est sûr, néanmoins, c’est que quelques jours plus tard, je recevais Les Femmes Formidables à l’heure du choix.

N’ayant pas lu les deux opus précédents mais étant de nature studieuse malgré une certaine âme d’artiste, j’ai décidé de me les procurer au plus vite. Il m’aura fallu quand même deux journées pour littéralement dévorer le premier roman de l’auteure, La Grève des Femmes Formidables. Rien que le titre met de bonne humeur ; quant au quatrième de couverture, il permet d’esquisser un franc sourire. Jugez par vous même : « Quel type de situation vous correspond au quotidien? 1. Vous êtes fatiguée de tout gérer, pour tout le monde, tout le temps. 2. Vous répétez à vos enfants chaque jour la même chose sans effet.
3. Vous vous retenez de donner votre démission à chaque crise de votre patron. 4. Vous aimeriez bien avoir une vingt-cinquième heure juste pour vous…Si vous avez coché une ou plusieurs de ces réponses, il est temps de venir découvrir les aventures d’Emma et celles de ses amies Alice, Andréa et Chloé! »

« Formidable ! Nous étions Formidables ! J’étais fort minable… » Ce sont ces paroles du génial Stromaë qui me sont venues en tête à la lecture de ce titre. Ne croyez pas pour autant que je n’aime pas le grand Charles Aznavour, mais sa poésie se prêtait moins à mon humeur ! Il n’est pas anodin cet adjectif, et fait porter un sacré poids sur les épaules de celui ou celle qui le porte.

Mais qui sont alors ces femmes formidables ? Des femmes, mères, maitresses, ex, employées qui se donnent à fond dans leur vie mais qui se retrouvent au carrefour de leurs vies. A l’aube de la quarantaine, peut-on se remettre en question, remettre en question sa vie ? C’est ce que nos quatre amies, fraîchement présentées à votre plume amatrice, ont décidé de faire en posant un préavis de grève surprise à leurs proches. Pour mieux se retrouver. Ce concept tient pour moi du génie.

J’ai beaucoup aimé le postulat de départ, donc. On se retrouve dans un Sex and The City à la française, aux héroïnes sympathiques et charismatiques. J’ai pris plaisir à partager leurs joies, leurs peines et leurs doutes. Mais également leur amitié sans failles et leur amour de la vie, en général. On rencontre également leurs alters ego masculins, un peu plus malmenés, mais tout aussi attachants.

J’ai apprécié ces quelques jours passés en Grèce à leurs côtés (enfin, pour moi ce fut plutôt quelques heures dans les transports en commun), et me suis attachée à ces supers nanas qu’il me tarde de retrouver dans Quand L’imprévu s’en mêle! Je ne peux décemment vous en dire plus, sans dévoiler quelques bribes de l’intrigue.

Ma rencontre avec les femmes formidables d’Alex Riva est une des rencontres marquantes de cette fin d’année. La plume est agréable et les mots sont jolis. Et qu’il est important à mes yeux de lire de jolis mots. Je ne saurai vraiment que trop vous conseiller ce petit bonbon de roman.

Belle lecture à vous ! 🎈

La Greve des Femmes formidables est disponible aux Editions J’ai Lu dans son format poche ainsi qu’aux Editions Denoel.

Un anglais à Paris

Feel Good

Flegme : (Nom masculin) caractère calme, non émotif, en un mot imperturbable. Les anglais en sont l’incarnation vivante. Love Actually en fait un très joli état des lieux. D’ailleurs c’est bientôt Noël, sentez vous libres de juger par vous même !

God Save la France de Stephen Clark

J’assortis mes mugs à mes livres, pas vous ?

Je voue à nos voisins ‘grands bretons’ une fascination sans bornes. Au diable que ce ne soit pas politiquement français à cause de Trafalgar, j’ai l’âme rebelle vous savez. Des Beatles à la Famille Royale parfaitement chapeautée, en passant par leur inimitable accent ou leurs comédies déjantées, j’aime profondément ce peuple îlien. Voici mon hymne à l’amour du dimanche soir.

J’ai découvert God Save la France  (a year in the merde de son titre original plein de poésie) complètement pas hasard, en flânant dans les rayons de ma librairie de quartier. Le titre a attiré mon attention, le quatrième de couverture m’a définitivement convaincue : « Nom : Paul West. Age : 27 ans. Langue française : niveau très moyen. Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir. Occupation : déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français. Hobbie : lingerie féminine. Signe particulier : Paul West serait le fruit d’un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham. Jeune Britannique fraîchement débarqué à Paris, créateur, en Angleterre, de la fameuse enseigne Voulez-Vous Café Avec Moi, Paul a bien du mal à s’adapter au pays des suppositoires, des grèves improvisées et des déjections canines. Et il n’est pas au bout de ses surprises… »

J’ai adoré rencontrer Paul, jeune cadre à la libido débordante, perdu face à l’attitude des arrogants parisiens. Nous évoluons dans un Paris en perpétuelle grève, où se relaient tour à tour dans cette (in)activité, éboueurs, cheminots, serveurs de café et même acteurs de film pour adultes. Les parisiennes sont décrites comme des demoiselles délurées et à tendance infidèle. Les expatriés anglo-saxons ne sont pas en reste non plus, dépeints comme des vendus à leur patrie qui en oublient même leur langue maternelle sous couvert du patois que nous, français, osons appeler de l’anglais.

En bref, un florilège de clichés posés sur un plateau d’argent, largement saupoudrés de second degrés, tirés de l’expérience personnelle de l’auteur. Je pense que notre joli pays l’a fortement traumatisé, pour le meilleur et pour le rire.

Adeptes de l’humour anglais ou du second degré, je ne saurai trop vous conseiller cette lecture qui m’a fait rire, parisienne d’adoption depuis 10 ans, qui me suis retrouvée dans certaines des situations ubuesques du livre.

Belle lecture à vous ! 🎈

God Save la France de Stephen Clarke est disponible aux éditions Pocket.