Formidable

Feel Good

Quatuor (nom masculin) : Groupe de quatre musiciens ou chanteurs. Peut également se dire de quatre femmes qui mènent leurs vies telles de vraies chefs d’orchestre, et qui suivent leurs cœurs, quoiqu’il advienne, quoiqu’il en coûte, tambours battants.

Les femmes formidables a chacune sa vie, Alex Riva

L’été, j’aspire à plus de légèreté. Tant et si bien qu’en vacances, j’oublie tout, parfois même de lire. Cette année pourtant j’aurais traîné avec moi quelques romans dans mes valises, qui ont eu la chance pour certain de se dorer la pilule sous le soleil finistérien. Quand ce dernier daignait se montrer.

C’est ainsi que Les Femmes Formidables d’Alex Riva m’ont accompagnée dans mes pérégrinations de touristes, à savoir la plage et le jardin, pendant mon activité préféré, à savoir avoir les doigts de pieds en éventail. Je n’ai aucunement jalousé leur séjour à Sand Francisco et encore moins leur retour parisien. :

Alice, Andréa et Chloé attendaient d’embarquer sur un vol à destination de San Francisco, très impatientes de retrouver Emma. Déterminées à faire des choix, elles avaient pris la décision de s’éloigner de Paris et de leur quotidien.Trois ans plus tôt, leur « Grève des femmes formidables » avait fait naître des projets communs dans lesquels le quatuor s’était lancé en y intégrant Laurence, une nouvelle venue. Depuis, chacune avait appris à être à l’écoute de ses besoins individuels pour s’épanouir pleinement dans sa vie.Mais cette fois, que pèsera leur amitié face à leurs nouveaux enjeux amoureux et professionnels ? Jusqu’où chacune sera-t-elle prête à aller au risque de mettre à mal une profonde amitié et de révéler une part d’ombre ? Ce nouvel épisode marquera-t-il un tournant majeur pour les femmes formidables ? À chacune sa vie, mais à quel prix…

Nous avions laissé cinq femmes en proie à leurs doutes et leurs démons, leurs peurs et leurs avenirs. Nous les retrouvons au tournant de leur vie, Au tournant de leur amitié également. Nous avions laissé cinq femmes en proie à leur amitié, dont un vers a fait pourrir le cœur.

Au fil des quatre tomes, Alex Riva dresse des portraits de femmes fortes, qui vivent, vibrent, pleurent, aiment au rythme de leurs envies et de leurs émotions.

Bonne lecture de vacances à vous !

Les femmes formidables – A chacune sa vie d’Alex Riva est disponible en auto édition sur le site de l’auteure.

Rien ne s’oppose à la nuit

Feel Good

Maternité : (nom féminin) le fait de porter et de mettre au monde un enfant, son enfant. Par la même devenir mère. Et embrasser le flot de sentiments discontinu qui nous changent à jamais, rendant la vie d’avant insignifiante et sans grand intérêt.

Et sue ne durent que le moments doux

C’est un plaisir que de croiser le chemin d’un roman qui emprunte son titre à un morceau d’Alain Bashung, artiste aux verbes hauts et aux phrases travaillées, impeccablement maîtrisées, que j’aime à avoir dans mes oreilles, le temps d’un footing ou d’une balade.

C’est un plaisir que de croiser le chemin d’un nouveau roman de Virginie Grimaldi, auteure chérie, qui sait me faire passer du rire aux larmes en quelques pages seulement. Qui raconte des tranches de vies de personnages haut en couleur, attachants parce que tellement vrais. Attachiants parce que tellement nous. Ceux que nous sommes, ceux que nous pourrions être, ceux que nous avons côtoyés. Ceux qui font une vie.

C’est donc avec un réel plaisir que je me suis procurée le dernier roman de l’auteure, Et que ne durent que les moments doux, pour accompagner mes après midi de farniente breton. « L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place. L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu. L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite. C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin. »

Nous rencontrons des portraits de femmes, aux destins suspendus aux battements de cœur incertains de leurs nouveaux-nés. Des parents en devenir qui attendent ce moment magique qu’est d’étreindre son tout petit. Des parents en devenir qui retiennent leur souffle à chaque respiration de leurs tout-petits. Des parents en devenir dont la vie prend un sens différent, dont la vie prend un sens tout simplement.

Au gré de deux narrations, nous rencontrons des soignants, des patients, des berceurs d’enfants, dont la bienveillance est la clé. Mais je suis passée au travers. Par le prisme de ma propre expérience peut être. De mes propres émotions. La magie n’a pas opérée à mon grand regret. Je me suis ennuyée en ayant l’impression de violer une intimité dont nous sommes déjà privé à la maternité. Une déception que cette lecture pour moi, qui m’a laissée de marbre. Non par manque de cœur, plus par protection.

Vous l’aurez compris, Et que ne durent que les moments doux de Virginie Grimaldi n’est pas mon roman favori de l’auteure, mais cela n’empêchera pas d’être présente au prochain rendez-vous.

Belle lecture à vous !

Et que ne durent que les moments doux de Virginie Grimaldi est disponible aux éditions Fayard

Radioactif

Thriller

Apocalypse: (non masculin) catastrophe comparable à la fin du monde. Quand une centrale nucléaire explose en plein cœur d’une ville, d’une région, d’un pays, c’est un monde nouveau qui s’annonce. Mais la nouveauté n’est pas toujours synonyme d’allégresse. La noirceur peut s’abattre telle le dernier des fléaux, provoquant avec elle la chute d’une civilisation, espérée et vénérée.

De bonnes raisons de mourir, Morgan Audic

Il fallait être culotté ou sacrément doué de talent pour teinter le pays des merveilles de meurtres sordides et le priver de son Alice. De semer la mort sur le chemin de la sanglante reine de cœur et de faire porter le chapeau au lapin. Avant que la vérité soit faite.

Il faut être culotté voire même sacrément doué pour planter son intrigue dans une Ukraine dévastée, peuplée de fantôme et essayant de survivre après ce drame qu’à été Tchernobyl. 1986, année charnière du nouveau monde, marquant le début d’une fin de guerre des nerfs, invisible mais usante, la Guerre Froide. L’équilibre mondial basé sur une dichotomie des doctrines se voyait à jamais chamboulé.

Il faut être culotté et sacrément doué pour signer un thriller parfait mêlant politique, retombée radioactive et une URSS qui n’est plus, le nommer tel une aventure de James Bond et ne pas décevoir le lecteur quand il se rend comte que la force obscure n’est pas qu’un spectre mais bien réelle, tangible. Bienvenue dans le monde poisseux et radioactif de Morgan Audic, avec De bonnes raisons de mourir : « Un cadavre atrocement mutilé suspendu à la façade d’un bâtiment. Une ancienne ville soviétique envoûtante et terrifiante. Deux enquêteurs, aux motivations divergentes, face à un tueur fou qui signe ses crimes d’une hirondelle empaillée. Et l’ombre d’un double meurtre perpétré en 1986, la nuit où la centrale de Tchernobyl a explosé…Morgan Audic signe un thriller époustouflant dans une Ukraine disloquée où se mêlent conflits armés, effondrement économique et revendications écologiques. »

De Tchernobyl je ne connaissais que le nom, et sa tristement célèbre centrale nucléaire. Il y a quelques mois je découvrais la série éponyme, qui levais le voile sur cette journée de l’enfer et les conséquences désastreuses qui suivirent. Le sacrifice de quelques hommes dans l’espoir vain de sauver leur famille, ces héros de l’ombre à jamais oublié.

De nos jours l’URSS n’est plus qu’une ombre du passé. Déchiré par une guerre idéologique et libertaire, entre les Russes et les Ukrainiens. Des conflits d’intérêts. La corruption dans les hautes sphères. Des flics dépassés par leurs convictions, leurs origines et les radiations dans lesquelles ils baignent à longueur de journée. Des relations dysfonctionnelles. La mort, prégnante dans le moindre geste, la moindre action. La ville de Pipriat comme personnage central, désincarné et déshumanisé. Une ambiance d’apocalypse et une série de meurtre au goût de vengeance et de taxidermie. De bonnes raisons de mourir pour chacun de ceux qui coulent du pied cette terre désenchantée, qui fut synonyme du rêve soviétique.

Morgan Audic signe un thriller majestueux et tout en finesse, qui assoit sa place d’auteur incontournable à mes yeux. De bonnes raisons de mourir est à dévorer sans modérations en ces longues soirées d’été.

Belle lecture à vous !

De Bonnes Raison de Mourir de Morgan Audic est disponible aux éditions Albin Michel et Le livre de poche