Dolce vita

Feel Good

Mamma : (italien – nom féminin)  Mère de famille nombreuse considérée du point de vue de son ascendant sur toute la famille. Cela vaut aussi bien pour la famille de sang que celle de cœur, qui s’avère parfois être plus nombreuse et plus proche de nous. Une sorte de chef de clan, de louve protectrice de sa meute.

Les beaux jours pointent timidement le bout de leurs nez et avec eux, la promesse d’un printemps ensoleillé et d’un été radieux. S’il pouvait ne pas être caniculaire ce serait quand même chouette, histoire que j’en profite ailleurs et autrement que tapis dans un carré d’ombre, en position latérale de sécurité. L’envie d’évasion se fait plus forte, et quitter le bêton pour la mer n’a jamais semblé être une aussi bonne idée.

A ceci prêt que cette année encore le destin joue encore avec la roulette russe et nous laisse dans une attente passive quant au possible des prochains mois. Pour quelqu’un comme moi qui aime tout anticiper au millimètre prêt, c’est quelque peu frustrant. D’autant plus que la part d’inconnue dans cette équation est plus plombante que surprenante.

A défaut de pouvoir siroter un spritz sur les bords de la Méditerranée, l’Amalfitano m’est apportée par Mamma Maria elle même, sous la plume riche en soleil et en gaité de Serena Giuliano : « Sous le coup d’une déception amoureuse, Sofia a quitté Paris pour son petit village natal de la côte amalfitaine. Là, la jeune traductrice respire enfin. Attablée à sa place habituelle, sur la terrasse du Mamma Maria, le bonheur est simple comme un espresso au soleil ou une chanson d’Adriano Celentano… Ce caffè, c’est le cœur du village, le rendez-vous des jeunes, des vieux, dans le généreux giron de la patronne, Maria, leur mère à tous. Or ce matin-là, pour la première fois depuis des lustres, il s’est glissé comme une fausse note dans la partition. Le vieux Franco ne s’est pas présenté pour son éternelle partie de scopa… La fin de la dolce vita ?« 

Mamma Maria. Le bar, que dis-je l’institution d’un paisible village du sud de l’Italie, où il fait bon de boire son café, de parler du temps qui fait avec les anciens. De déguster une glace en contemplant la mer. De s’épancher sur ses tracas, le temps qui passe ou tout autre chose qui nous chagrine. De trinquer et s’enivrer au Spritz le soir venu. Un lieu de convivialité et de transmission, où se côtoient petits et grands, jeunes et anciens.

Mamma Maria. La matrone de cette institution, qui veille sur ses oilles avec la ferveur d’une mère envers son nouveau né. Celle qui s’occupe de tout le monde avant de s’occuper d’elle même. Personnage haut en couleur, femme de cœur qui apprend à accepter la différence et à l’embrasser, qui décide de ne plus avoir peur et d’avancer.

Mamma Maria. Un roman lumineux, une ode à l’Italie et ses habitants chaleureux, aux racines de l’auteure qui nous donne envie de découvrir son pays, en emprunter les petites routes et rester s’émerveiller du paysage à couper le souffle. Une belle échappée que nous offre ici Serena Giuiliano.

Belle lecture à vous !

Mamma Maria de Serena Giuliano est disponible aux éditions Pocket.

5 réflexions sur “Dolce vita

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