Bilan Mai 2021

2021, Bilan

Trois de Valérie Perrin est disponible aux éditions Albin Michel

Au travers d’un récit conjuguant passé et présent, Valérie Perrin nous offre une histoire d’amour à toute épreuve, une histoire d’amitié indéfectible, avec Trois, où les protagonistes vont apprendre à s’aimer pour pouvoir se pardonner et continuer à vivre ensemble. Le temps d’un roman qui défile comme un film.

Trois, Valérie Perrin

L’enclave de Nicolas Druart est disponible aux éditions Harper Collins Noir

Je suis malheureusement passé à côté de l’Enclave, de Nicolas Druart. Amateur du genre cependant, je vous invite à vous fier à votre instinct et vous faire votre propre avis.

L’enclave, Nicolas Druart

Frangines, d’Adèle Bréau est disponible aux éditions le livre de poche

Gros coup de cœur pour Frangines d’Adèle Bréau, qui signe là un roman vrai, frais, doux. Tout ce dont j’avais besoin pour passer un bon moment.

Frangines, Adèle Bréau

Ce que les étoiles doivent à la nuit, d’Anne-Gaelle Huon est disponible aux éditions Albin Michel

Il y a presque un an je lisais Anne-Gaëlle Huon pour la première fois et avait été transportée par sa plume solaire, qui avait égayé ce quotidien chaotique que nous vivons tous bon an mal an depuis quelque temps. Avec Ce que les étoiles doivent à la nuit, j’ai retrouvé cette joie de vivre et d’optimisme qui mettent du baume au cœur et qui me sont devenus indispensables.

Ce que les étoiles doivent à la nuit, Anne-Gaëlle Huon

Les Possibles de Virginie Grimaldi est disponible aux éditions Fayard

C’est un roman intime que nous livre Virginie Grimaldi, mais également universel en cette relation avec nos parents, notre passé et ses moments à jamais gravés, le fait de ne pas les voir vieillir, nos craintes quant aux jours à venir. A l’instar des Possibles, à nous de rendre nos vies ensemble – ou tout du moins les instants passés – inoubliables.

Les Possibles, Virginie Grimaldi

La somme de nos vies de Sophie Astrabie est disponible aux Editions J’ai Lu

Avec La somme de nos vies, Sophie Astrabie nous livre une galerie de personnages touchants et attachants, qui vont prendre la mesure de la valeur de leurs vies, et décider de les vivre pleinement, en s’assumant tout simplement.

La somme de nos vies, Sophie Astrabie

Vice de Laurent Chalumeau est disponible aux éditions Grasset

Vice ou une lecture atypique. Il m’aura fallu une trentaine de pages pour me prendre au jeu de l’intrigue et de l’écriture incisive et à vif de Laurent Chalumeau, qui manie habilement le verbe et nous subjugue. Si vous commencez Vice, soyez certains de ne pas être en mesure de le poser avant la fin.

Vice, Laurent Chalumeau

Ainsi gèlent les bulles de savon, de Marie Vareille est disponible aux éditions Charleston

J’ai souri. Ri. Pleuré. Assez pour essuyer des larmes et sentir cette petite boule dans ma gorge se serrer au rythme des pages qui se tournaient. De ces secrets qui se révélaient. En bref, j’ai adoré ce dernier roman de Marie Vareille, Ainsi gèlent les bulles de savon, qui m’a touché au cœur.

Les Possibles

Feel Good

Possible : (nom masculin) Ce qui est réalisable. Définition laconique pour un mot dont le sens est mis à l’épreuve au quotidien, par notre force, notre pugnacité. Nous sommes bien souvent notre propre frein quant à nos rêves , nos espoirs. Et si c’est la fortune qui ce joue de nous, soyons plus rusée et affrontons là avec force humour et optimisme.

Les Possibles, Virginie Grimaldi

Ce weekend en a encore été une preuve flagrante : si la survie du monde devait dépendre des mes aptitudes à évoluer en milieu hostile, autant vous dire que l’extinction est déjà actée. Quelle idée aussi d’emprunter un sentier côtier dont une partie est un périple sur une grève glissante et qui se finit par la montée – l’escalade – d’un escalier aux marches bien trop grande pour la petite personne que je suis.

Cette promenade dominicale pour certain s’est révélé être un vrai parcours du combattant pour moi, pour la simple et bonne raison que j’ai peur de tout. Un exemple non exhaustif de mes phobies les plus (ir)rationnelles. L’anthelmophobie ou quand je rêve que ma maison se fait engloutir par un escargot géant. Cela dit en passant, cela ferait un bon scénario de nanar.

Mais ma peur la plus ancrée est celle de perdre ceux que j’aime. Là se trouve l’ironie, malgré cette peur chevillée au corps, j’ai beaucoup de mal à entretenir les relations. Je suis un bon cas d’école en termes de névroses. Le personnage de Juliane, nouvelle héroïne de Virginie Grimaldi dans Les Possibles a ainsi trouvé écho en moi : « Juliane n’aime pas les surprises. Quand son père fantasque vient s’installer chez elle, à la suite de l’incendie de sa maison, son quotidien parfaitement huilé  connaît quelques turbulences. Jean dépense sa retraite au téléachat, écoute  du hard rock à fond, tapisse les murs de posters d’Indiens, égare ses affaires, cherche son chemin. Juliane veut croire que l’originalité de son père s’est épanouie avec l’âge, mais elle doit se rendre à l’évidence  : il déraille. Face aux lendemains qui s’évaporent, elle va apprendre à découvrir l’homme sous le costume de père, ses valeurs, ses failles, et surtout ses rêves.
Tant que la partie n’est pas finie, il est encore l’heure de tous les possibles. »

C’est l’histoire d’une mémoire. Celle d’une petite vie devenue grande, qui se doit d’être une adulte responsable aux regards de son enfance. Celle d’un homme qui s’étiole petit à petit, et qui reviens comme une fulgurance, avec violence aux yeux de ceux qui perçoivent cette perte de souvenirs, de repères, d’identité même. C’est l’histoire d’un devoir de mémoire. Celui de ne garder que les moments d’allégresse. De s’en construire de nouveau. D’embrasser sa personnalité même si elle est originale et qu’elle détonne parfois dans un monde en demi teinte. C’est une histoire d’amour entre une fille et son père, qui leur survivra tous deux, par les souvenirs et les moments qu’ils auront su se créer.

C’est un roman intime que nous livre Virginie Grimaldi, mais également universel en cette relation avec nos parents, notre passé et ses moments à jamais gravés, le fait de ne pas les voir vieillir, nos craintes quant aux jours à venir. A l’instar des Possibles, à nous de rendre nos vies ensemble – ou tout du moins les instants passés – inoubliables.

Belle lecture à vous !

Les Possibles de Virginie Grimaldi est disponible aux éditions Fayard

Roman Epistolaire v2.1

Feel Good

Épistolaire : (adjectif) genre littéraire formel composé par une correspondance ou un échange de correspondances. Elles peuvent être fictives ou réelles. Mon genre littéraire préféré après le Romantisme.

Les romans épistolaires et moi, c’est une histoire d’amour qui remonte au lycée. Je dois à mon choix de filière Littéraire la découverte du génialissime Liaisons Dangereuses, de Choderlos de Laclos. N’ayons pas peur des hyperboles, si vous ne l’avez pas encore lu, je vous conseille de le faire séance tenante. C’est un petit bijou de modernisme et de perversité. L’adaptation cinématographique de Stephen Frears avec Glenn Close et John Malkowitch est tout aussi parfaite d’ailleurs.

Forte de cette lecture, je me ruai vers de vraies correspondances, telles les lettres de Flaubert à Louise Collet ou celles de Balzac à Mme Hanska, pour ne citer qu’elles. Il exhalait de ces écrits une beauté et une passion sans pareil. L’un de mes rêves depuis est d’entretenir une correspondance manuscrite. N’oublions pas que je considère  » [être] née trop tard dans un monde trop vieux ».

Puis vinrent les réseaux sociaux, et leur immédiateté. Les réponses sans filtres et aux fautes d’orthographe en prime. Des inconnus pouvant nous écrire et entrer dans notre intimité sans politesse. J’ai longtemps boudé ces médias, pour finalement succomber au diktat contemporain. Cela m’a permis d’entretenir quelques échanges post études ou post Erasmus. Et de poster des clichés plus ou moins réussis des petits moments magiques du quotidien.

Puis vint le confinement, et cette étrange sensation d’être enfermé vivant. Pour notre bien à tous certes, mais sans accès à ses proches si ce n’est par le prisme des écrans. Ecrans que je me mis à bouder lors de son long temps libre octroyé, car j’y passe mes journées à travailler, à naviguer sur la toile de ce réseau tentaculaire qu’est le web. #vismasviededigitalanalyst. Mais j’aimais cette bouffée d’oxygène que m’apportait les écrits de Virginie Grimaldi, toujours dédiée à sa Mamie, et qui nous adonné ce recueil loufoque et doux amère qu’est Chère Mamie au pays du confinement. Témoignage d’une expérience inédite de vie, en quelques sortes.

Il y a un an tout pile, je lisais la v1 de Chère Mamie. Novembre est toujours aussi cafardeux, mais retrouver cette Chère Mamie aux pays du confinement – de surcroit confinée – est un plaisir que je n’ai su bouder. Savourez bien cette MAJ 2.1 (excusez mon langage de geek, légère déformation professionnelle, qui fera passer inaperçu à la lecture je l’espère ce sentiment de redite dans mes propos. )

Belle lecture à vous ! 🎈

Chère Mamie au pays du confinement de Virginie Grimaldi est disponible aux Editions Fayard et Le Livre de Poche. Tous les bénéfices sont reversés à l’association La Fondation des Hopitaux de Paris.