Bilan Février 2021

Feel Good

Février : (nom propre) Mois de mon anniversaire, des crêpes et du froid et donc meilleur mois de l’année pour moi.

Bad Man, de Dathan Auerbach aux éditions 10/18

Bad Man, Dathan Auerbach

L’embarras du choix de Laure Manel aux éditions Le Livre de Poche

L’embarras du choix, Laure Manel

Tu n’es pas belle, tu es pire, de Morgane Pellennec aux éditions Albin Michel

Tu n’es pas belle, tu es pire, Morgane Pellennec

Trois Vœux, de Liane Moriarty aux éditions Albin Michel

Trois vœux, Loane Moriarty

Chems, de Johann Zarca aux éditons Grasset

Chems, Johann Zarca

Pierre qui roule de Donald Westlake aux éditions Rivages

Pierre qui roule, Donald Westlake

Là où nous dansions de Judith Perrignon aux éditions Rivages

Là où nous dansions, Judith Perrignon

The Brewster Douglass Project

2021, Rentree Litteraire

Ruine : (non féminin) Débris d’un édifice ancien ou écroulé. Débris d’une ville qui n’est plus le fantôme de ce qu’elle était. Détroit, habitée d’une âme et d’espoirs, qui se sont éteints peu à peu, pour laisser place à un simulacre de cité où le crime et la mort sévissent en maîtres incontestés.

Là où nous dansions, Judith Perrignon

Détroit. La ville qui a vu naître l’empire automobile d’Henry Ford, et par là même un certain essor économique. Qui a vu le célèbre peintre Rivera offrir une série de fresque sur l’industrie automobile. Qui a vu la première Dame Eleonore Roosevelt promettre envers et contre tous la réabilitaion de certain quartier de la ville, provoquant à la fois l’ire et la liesse, la grandeuer et la décadence de la ville.

Détroit. La ville qui a vu naître le célèbre label de musique Motown – contraction de Motor Town – ainsi que ses chanteurs mythiques qui lui ont permis de vivre, Diana Ross, The Suprems, Steevie Wonder. Ces enfants, ces jeunes issus du Brewster Project et qui faisaient la fierté de leurs ainés, de leur quartier, de leur ville.

Détroit. La ville qui s’est vue abandonner par ceux qui l’encensaient, qui s’est vue sombrer dans le crime et la délinquance, impuissante à se battre, impuissante à survivre face au marasme dans lequel elle a été plongée. Détroit, la ville que nous conte Judith Perrignon dans Là où nous dansions. « Detroit, 2013. Ira, flic d’élite, contemple les ruines du Brewster Douglass Project où s’est déroulée son enfance. Tant d’espoirs et de talents avaient germé entre ces murs qu’on démolit. Tout n’est plus que silence sous un ciel où planent les rapaces. Il y a quelques jours, on y a découvert un corps – un de plus. Pour trouver les coupables, on peut traverser la rue ou remonter le cours de l’Histoire. Quand a débuté le démantèlement de la ville, l’abandon de ses habitants ?« 

Ira nous offre le passé de sa famille, celui de son oncle Archie, de sa mère Géraldine, de sa grand mère Roselle. De ce miroir aux alouettes qu’a été le Brewster Douglass Project, ce quartier sorti de terre dans les années 1930, promesse de jours meilleurs et d’un avenir radieux. Chimère au final que tous ces espoirs portés en vains. Ce quartier qui a vu peu à peu s’installer la pauvreté, les petits larcins et délits, et pour finir, comme irrémédiable et irrévocable le crime. Ira ou les espoirs déchus.

Sarah quant à elle nous offre la ville contemporaine, grevée de gravats et de débris. Jonchés de corps inanimés, anonymes oubliés, non réclamés par leur famille. Sans identité. Sans avenir, mais sans passé également. Sarah ou la résignation macabre.

Judith Perrignon nous offre avec Là où nous dansions une tranche de vie de Détroit, de celles de ses habitants qui l’ont vu péricliter. tomber dans le chaos, dans la banqueroute. Le témoignage des ses voix du passé et du présent – Ira et Sarah – qui luttent pour ne pas perdre pied dans cette jungle urbaine gangrénée de crime, qui luttent pour que la justice puisse toujours exister. Qui luttent pour faire survivre l’espoir.

Belle lecture à vous !

Là où nous dansions de Judith Perrignon est disponible aux éditions Rivages