Le vilain petit canard

Feel Good

Débutante : (nom féminin) Jeune fille qui sort la première fois en haute société et dont le le point d’orgue est un bal, issu de la tradition britannique. Haut lieu de raffinement où il vaut mieux être bien accroché à ses talons si on ne veut pas tomber avec disgrâce lors d’un rock endiablé.

dDébutantes de Jonah Lisa et Stephen Dyers

De par mon choix de lycée, j’ai eu la chance de me rendre à quelques reprises à des bals et Galas. J’en garde un souvenir mémorable. Surtout du premier.  Par le fait de ne pas m’être franchement senti à ma place, mais d’avoir su en tirer profit et d’en avoir au final bien ri. Mais également fait rire les autres, quand je me suis retrouvée talons en l’air sur la piste de danse.  Depuis ce jour, il va y avoir quinze ans bientôt, je maudis les talons hauts. Ce qui n’est pas du tout un handicap quand on est tout en jambes comme moi. Du haut de mon mètre cinquante neuf.

C’est la photo de la couverture qui a attiré de prime abord mon regard sur le livre Débutantes de Jonah Lisa et Stephen Dyer.  Une jolie robe avec une paire de boots, mon presque uniforme au quotidien. Puis le quatrième de couverture, quim’a fait sourire, en me rappelant à mes vieux souvenirs :« Grande gueule et fan de foot, Megan n’a rien de la petite demoiselle texane bien comme il faut. Mais rien du tout. Il faudrait être fou pour l’imaginer intégrer la saison des débutantes – robes à froufrous et tasses à thé… Or ça tombe mal : sa mère l’a inscrite sans son consentement à cette tradition familiale. Dans un mois c’est le bal de fin d’année. Adieu crampons et protège-genoux ! Bonjour, bonnes manières et talons haut ! Entre orgueils et préjugés, Megan s’apprête à entrer dans le monde et ne compte pas se faire fouler l’herbe sous les escarpins. »

Je dois dire que ma lecture à eu un goût inattendue.  Avant d’aller plus loin, sachez en effet que nous avons le droit dans ce roman a une réécriture assez sympathique du classique mais néanmoins parfait Orgueil et Préjugés, de Jane Austen. Je ne m’en suis rendue qu’au milieu de ma lecture, et cela ne m’a pas déplu. Toutefois, cela m’a un peu gênée qu’il n’y soit pas fait référence au préalable.

L’intrigue à d’originale qu’elle se passe au Texas. Je dois vous avouer qu’à part les pérégrinations de JR et de Sue Helen, je ne connaissais pas d’intrigues évoluant dans cette ville qu’est Dallas. Ne jugez toutefois pas mon âge par rapport à mes références, je vous prie. Quant à la bande son de ma lecture, il vaut mieux pour vous ne jamais le savoir*.

Les auteurs nous font passer avec brio des vestiaires de football féminin aux classes de maintien et de danse de salon, dans lesquelles leur heroine, Mégan, évolue et tend à rentrer par la raison dans l’âge adulte, en apprenant notamment que les apparences puissent être trompeuses. Autant son personnage prend de l’épaisseur au fil des pages, autant je suis assez déçue du traitement superficiel qu’est affligé à son Darcy. Je crois que cela n’aurait pas plu à Bridget Jones.

Sur cette dernière référence de qualité, je vous laisse vous faire votre propre avis sur Débutantes de Jonah Lisa et Stephen Dyer.

Belle lecture à vous !🎈

Débutantes de Jonah Lisa et Stephen Dyer est disponible aux éditions Pocket.

* La curiosité est un vilain défaut. J’ai imaginé Lucky Lucke quittant le soleil couchant sur cheval blanc sur un air de « I’m a poor lonesome Cowboy… »

Les bonnes résolutions

Feel Good

Routine : (nom féminin) l’ensemble des habitudes et des préjugés considérés comme faisant obstacle au progrès. Ou ce qui peut nous faire peur en grandissant, car il n’est pas toujours facile d’en sortir.

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, Raphaëlle Giordano

La nouvelle année est synonyme pour moi de renouveau. On essaie de faire table rase d’un passé encore frais pour partir joyeusement à l’aventure d’une avenir plus ou moins écrit. J’aime cette utopie qu’un jour dans l’année nous permette de devenir un meilleur nous. Mais en même temps, si on essaie pas de temps en temps de se réinventer et de se lancer des défis personnels, on s’ennuierait pas mal.

Pour cette année j’ai décidé d’être plus sereine et détendue, moi, petite boule de nerf ambulante. J’avais déjà commencé à poser des jalons en fin d’année en retournant au Yoga. Ma souplesse et moi sommes heureuses de vous annoncer que je peux désormais toucher mes pieds. Je vais devenir fétichiste à ce rythme.

Ma seconde résolution (et dernière, sinon, c’est pas tenable passé le 5 janvier, date de retour habituelle des mauvaises habitudes) a été de m’intéresser enfin au livre de Raphaëlle Giordano, j’ai nommé Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une. Voilà ce qu’en dit le quatrième de couverture : « Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. À travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves… »

Je dois bien avouer que j’ai longtemps procrastiné quant à cette lecture. Peur peut être de ne pas vivre une histoire romancée mais plus de subir un manuel de savoir (bien) vivre. Je n’étais pas tout à fait dans le faux, car Camille représente un type de femme auquel on peut facilement s’identifier. On suit, un peu voyeur, un pan de sa vie, qui est celui du changement. D’une petite personne taciturne et recroquevillée, elle devient une femme accomplie. Un papillon qui sort de sa chrysalide en quelques sortes.

Ce n’est d’ailleurs pas tant l’histoire que les clés du bien être et du bonheur apportées par l’auteure qui sont importantes. Raphaëlle Giordano distillent savamment ses conseils pour mieux s’assumer et mieux gérer son quotidien. Et nous montre qu’il ne faut pas hésiter à casser sa routine pour s’épanouir. Sans prendre un virage aussi radical que son héroïne, je pense que je vais appliquer certains de ses conseils dans ma vie quotidienne. M’essayer au cercle vertueux et à la pensée positive. Moi qui suis plutôt issue de secours et verre à moitié vide, ça peut être drôle.

Je ne serai donc trop vous conseiller cette lecture qui vous apprend à être bienveillant envers vous, car au final, qui mieux que nous même pour nous rendre aimable envers les autres.

Belle lecture à vous ! 🎈

Ta Deuxième Vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano est disponible aux Editions Pocket.

Un anglais à Paris

Feel Good

Flegme : (Nom masculin) caractère calme, non émotif, en un mot imperturbable. Les anglais en sont l’incarnation vivante. Love Actually en fait un très joli état des lieux. D’ailleurs c’est bientôt Noël, sentez vous libres de juger par vous même !

God Save la France de Stephen Clark

J’assortis mes mugs à mes livres, pas vous ?

Je voue à nos voisins ‘grands bretons’ une fascination sans bornes. Au diable que ce ne soit pas politiquement français à cause de Trafalgar, j’ai l’âme rebelle vous savez. Des Beatles à la Famille Royale parfaitement chapeautée, en passant par leur inimitable accent ou leurs comédies déjantées, j’aime profondément ce peuple îlien. Voici mon hymne à l’amour du dimanche soir.

J’ai découvert God Save la France  (a year in the merde de son titre original plein de poésie) complètement pas hasard, en flânant dans les rayons de ma librairie de quartier. Le titre a attiré mon attention, le quatrième de couverture m’a définitivement convaincue : « Nom : Paul West. Age : 27 ans. Langue française : niveau très moyen. Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir. Occupation : déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français. Hobbie : lingerie féminine. Signe particulier : Paul West serait le fruit d’un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham. Jeune Britannique fraîchement débarqué à Paris, créateur, en Angleterre, de la fameuse enseigne Voulez-Vous Café Avec Moi, Paul a bien du mal à s’adapter au pays des suppositoires, des grèves improvisées et des déjections canines. Et il n’est pas au bout de ses surprises… »

J’ai adoré rencontrer Paul, jeune cadre à la libido débordante, perdu face à l’attitude des arrogants parisiens. Nous évoluons dans un Paris en perpétuelle grève, où se relaient tour à tour dans cette (in)activité, éboueurs, cheminots, serveurs de café et même acteurs de film pour adultes. Les parisiennes sont décrites comme des demoiselles délurées et à tendance infidèle. Les expatriés anglo-saxons ne sont pas en reste non plus, dépeints comme des vendus à leur patrie qui en oublient même leur langue maternelle sous couvert du patois que nous, français, osons appeler de l’anglais.

En bref, un florilège de clichés posés sur un plateau d’argent, largement saupoudrés de second degrés, tirés de l’expérience personnelle de l’auteur. Je pense que notre joli pays l’a fortement traumatisé, pour le meilleur et pour le rire.

Adeptes de l’humour anglais ou du second degré, je ne saurai trop vous conseiller cette lecture qui m’a fait rire, parisienne d’adoption depuis 10 ans, qui me suis retrouvée dans certaines des situations ubuesques du livre.

Belle lecture à vous ! 🎈

God Save la France de Stephen Clarke est disponible aux éditions Pocket.