Little Women

Feel Good

Classique : (nom masculin) œuvre caractéristique d’un genre ou d’une époque, qui traverse le temps sans prendre de rides aucune et vous procure une tranche de vie, d’une époque révolue. Les classiques peuvent être considérés comme rébarbatifs – et certains le sont réellement malheureusement – mais d’autres sont de véritables bijoux, unique en leur genre.

Si je devais garder un livre du début de mon adolescence, c’est bien les Quatre filles du docteur March. Quatre sœurs aux tempéraments et physiques distincts. Quatre petites femmes exceptionnelles, durant la Guerre de Sécession qui ont marqué les esprits – tout du moins le mien – par leur vitalité et leur abnégation. Par leur farouche volonté de liberté et d’amour. Du grenier transformé en salle de théâtre, aux pâturages voisins ou au petit salon abritant cette famille unie et soudée, l’intrigue – l’instantané du passage à l’âge adulte et à la fin de l’innocence que cela représente souvent – se tisse dans un univers familier, chaleureux. Par leur quatre personnalités différentes mais tout aussi attachantes. Par ces abréviations des prénoms, qui font de Laurie un garçon et de Jo une fille, et par la même d’une certaine modernité dans le traitement des personnages.

« Dans une petite ville du Massachussetts, durant la guerre de Sécession, une famille modeste, quatre jeunes sœurs et leur mère, guette avec inquiétude chaque lettre du père parti au front. Mais rien ne peut arrêter la jeunesse, et la vie continue à façonner les destinées de Meg, l’aînée pragmatique et conformiste, Amy la frivole, Jo, la romancière en herbe et féministe avant l’heure, et la douce Beth, à la santé fragile. De l’enfance à l’âge adulte, confrontées à la découverte de soi, elles partagent une joie de vivre débordante apprenant la sororité, l’amitié mais aussi le sacrifice. Ensemble, ces quatre adolescentes impétueuses sauront réclamer à ce monde bien plus qu’il ne semble pouvoir leur offrir. »

La jolie et douce Meg, envieuse parfois de cette richesse d’apparat qu’arbore ses connaissances, qu’elle jalouse malgré elle, se plaignant de temps à autre de cette pauvreté – relative – qu’est la sienne. La frondeuse Jo, garçon manqué s’il en est, opposée à Laurie, le garçon adoré de la bande des filles, seul autorisé à faire parties de leurs jeux d’enfants. Mon personnage préférée et de loin. Colérique et bornée parfois, talentueuse écrivain, au cœur grand et loyal, elle représente, à l’instar de Marmee, le pilier de la famille March. La délicate Beth, fragile et timide, mais s’exprimant habilement par son piano qui lui permet de rendre ainsi par quelques belles notes, les siens heureux. La têtue Amy, tantôt capricieuse, tantôt sérieuse, artiste accomplie, et dame de compagnie agréable, obsédée par son nez, qui s’est souvent vu serti d’une pince à linge.

Quatre filles, quatre petites femmes qu’on ne peut qu’aimer et admirer. Quatre petites femmes qui ont à cœur d’être bonnes pour leur prochains malgré tous leurs petits défauts. Quatre petites femmes que je me représente malgré moi sous les traits des actrices du film de GilliaN Armstong. A chaque chapitre, je pouvais voir les moues, sourires ou éclats d’une Winona Ryder ou Susan Sarandon.

A l’approche des fêtes, j’avais besoin d’une lecture doudou, dans laquelle je pouvais me réfugier facilement, picorer ici et là quelques pages, sans perdre le fil, sans que cela soit trop fastidieux. J’ai trouvé le réconfort attendu par ces quatre amies de longue date que j’ai pris plaisir à retrouver, avec ce classique de la littérature américaine que sont Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott.

Belle (re)lecture à vous !

Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Allcott est disponible aux éditions Gallmeister