Roman Epistolaire v2.1

Feel Good

Épistolaire : (adjectif) genre littéraire formel composé par une correspondance ou un échange de correspondances. Elles peuvent être fictives ou réelles. Mon genre littéraire préféré après le Romantisme.

Les romans épistolaires et moi, c’est une histoire d’amour qui remonte au lycée. Je dois à mon choix de filière Littéraire la découverte du génialissime Liaisons Dangereuses, de Choderlos de Laclos. N’ayons pas peur des hyperboles, si vous ne l’avez pas encore lu, je vous conseille de le faire séance tenante. C’est un petit bijou de modernisme et de perversité. L’adaptation cinématographique de Stephen Frears avec Glenn Close et John Malkowitch est tout aussi parfaite d’ailleurs.

Forte de cette lecture, je me ruai vers de vraies correspondances, telles les lettres de Flaubert à Louise Collet ou celles de Balzac à Mme Hanska, pour ne citer qu’elles. Il exhalait de ces écrits une beauté et une passion sans pareil. L’un de mes rêves depuis est d’entretenir une correspondance manuscrite. N’oublions pas que je considère  » [être] née trop tard dans un monde trop vieux ».

Puis vinrent les réseaux sociaux, et leur immédiateté. Les réponses sans filtres et aux fautes d’orthographe en prime. Des inconnus pouvant nous écrire et entrer dans notre intimité sans politesse. J’ai longtemps boudé ces médias, pour finalement succomber au diktat contemporain. Cela m’a permis d’entretenir quelques échanges post études ou post Erasmus. Et de poster des clichés plus ou moins réussis des petits moments magiques du quotidien.

Puis vint le confinement, et cette étrange sensation d’être enfermé vivant. Pour notre bien à tous certes, mais sans accès à ses proches si ce n’est par le prisme des écrans. Ecrans que je me mis à bouder lors de son long temps libre octroyé, car j’y passe mes journées à travailler, à naviguer sur la toile de ce réseau tentaculaire qu’est le web. #vismasviededigitalanalyst. Mais j’aimais cette bouffée d’oxygène que m’apportait les écrits de Virginie Grimaldi, toujours dédiée à sa Mamie, et qui nous adonné ce recueil loufoque et doux amère qu’est Chère Mamie au pays du confinement. Témoignage d’une expérience inédite de vie, en quelques sortes.

Il y a un an tout pile, je lisais la v1 de Chère Mamie. Novembre est toujours aussi cafardeux, mais retrouver cette Chère Mamie aux pays du confinement – de surcroit confinée – est un plaisir que je n’ai su bouder. Savourez bien cette MAJ 2.1 (excusez mon langage de geek, légère déformation professionnelle, qui fera passer inaperçu à la lecture je l’espère ce sentiment de redite dans mes propos. )

Belle lecture à vous ! 🎈

Chère Mamie au pays du confinement de Virginie Grimaldi est disponible aux Editions Fayard et Le Livre de Poche. Tous les bénéfices sont reversés à l’association La Fondation des Hopitaux de Paris.