La Sylphide

Feel Good

Sylphide (nom féminin) : génie aérien féminin plein de grâce. Se dit d’une femme d’une femme d’une beauté fine et gracieuse. Et quand cette dernière arbore une crinière de feu et des yeux d’agathe, elle semble tout droit sorti d’un rêve.

Souviens toi que tu m’aimes, Catherine-Rose Barbieri

L’Ecosse. Pays de cœur. Ne serait ce que pour William Wallace, et cette farouche liberté prônée envers et contre tous. Pour ses paysages sauvages, à vous couper le souffle, balayé par le vent et les embruns, de vastes landes et des ruines mystiques disséminées ça et là. Pour cette culture celtique, que nous partageons en tant que bretons. Pour les six mois passés en cette douce contrée, cet Erasmus qui m’a changée et m’a donnée une autre perception du monde.

L’Ecosse. Pays de légendes et de farfadets. Où les elfes et les korrigans ont leur place bien à eux, dans ces brumes cotonneuses qui s’abattent de temps à autres. Ce pays, si pret et si loin à la fois, à la langue rude et à l’accent prononcé, qui me plait tant.

L’Ecosse. Le pays de James, la voix masculine du dernier roman de Catherine Rose-Barbieri, en proie à ses demons, sa memoire trouble et ses rêves envolés, au fin fond de son âme. L’Ecosse. Le trait d’union avec Heloise, qui semble tout droit sortie d’une légende celte. Une rencontre, un coup de foudre et puis la vie, tout simplement, dans Souviens toi que tu m’aimes : « Lorsqu’Héloïse rencontre James dans ce wagon du TGV Lyon-Paris, le coup de foudre est réciproque. Mais rien n’est simple pour Héloïse. D’abord, elle ne croit pas au coup de foudre : le romantisme, très peu pour elle ! Ensuite son sens de la loyauté est particulièrement aigu, au point d’être dans cette histoire un vrai handicap. La jeune femme fait donc taire ces sentiments inédits dont elle ne sait que faire, et ce qui aurait pu être le début d’une belle idylle en reste là. Deux ans et demi plus tard, après bien des épreuves et pas mal d’errance, Héloïse et James se retrouvent par hasard en Ecosse. Le coeur d’Héloïse n’a rien oublié. Elle est prête à croire que le destin vient de lui accorder une faveur. James, en revanche, ne se souvient pas d’elle. En effet, beaucoup de choses ont changé en deux ans et demi. Beaucoup, oui, mais pas toutes… »

Mon pragmatisme doublé d’un cœur de Pierre me font rester stoïque quant au coup de foudre. De la même manière, et dans un antagonisme totale ne soyons plus à une contradiction près, je suis persuadée que si deux personnes s’aiment elles sont vouees à se retrouver. Je crois en l’amour passion, celui qui vous sublime tout comme il peut vous détruire. Et c’est ce que vont apprendre à vivre nos protagonistes, à faire taire leur sentiment par pudeur ou amitié, par lâcheté et par oubli. A vivre sans l’autre et malgré eux. A travers leurs histoires personnelles et communes, ils vont apprendre à se connaître eux-mêmes, puis tous deux.

Avec Souviens-toi que tu m’aimes, j’ai aimé retrouvé le talent de conteuse de fables des temps modernes de Catherine-Rose Barbieri. Une lecture réconfortante et qui fait chaud au cœur, parfait pour la saison.

Belle lecture à vous !

Souviens toi que tu m’aimes de Catherine-Rose Barbieri est disponible aux éditions Eyrolles.

Une jolie fable

Feel Good

Fable : (nom féminin) récit en vers d’où l’on tire une morale. Les plus connues sont celles de Jean de La Fontaine, bien que leur lecture soit différente à l’âge adulte. Il ne fait pas toujours bon de grandir je vous le dis.

Am Stram Gram, ce sera toi que me plairas ! de Catherine Rose Barbieri

Pour ne pas heurter la sensibilité des plus jeunes, mon verre à la Olivia Pope est hors champs.

Catherine Ringer a un jour chanté sur un rythme endiablé de Fred Chichin, que les histoires d’amour finissaient mal, en général. Je me plais à lui donner tort, au détour de films, de la littérature et plus particulièrement dans la vraie vie.  Étant une grande romantique à mon corps défendant, je me suis toujours plu à lire des scénarios improbables sur de possibles rencontres, d‘histoires d’amour qui débutent de manière farfelue, dont les quiproquos mènent aux doutes mais qui finissent sur une note joyeuse.

Quelle n’a pas été ma surprise de découvrir qu’Am Stram Gram ce sera toi qui me plairas de Catherie-Rose Barbieri contenait la parfaite recette qui répondrait à toutes mes attentes en la matière, même les plus loufoques.

Ce livre, je l’ai découvert sur les réseaux sociaux. Pas un jour sans que je ne voie cette couverture accompagnée de critiques dithyrambiques. Prise d’un besoin compulsif, j’achetai le livre sans consulter le quatrième de couverture. Je commence à vivre dangereusement, je crois bien. Mais dans ma grande bonté, je vous le fais découvrir malgré tout : « Camille bosse dans une grosse boîte. Elle n’a pas d’attachement particulier pour son boulot. Ni pour ses collègues. Ni pour grand monde, d’ailleurs, si ce n’est pour son amie Anna et son voisin de palier septuagénaire, Monsieur Lambert. Dans son appartement, chaque soir, elle s’évade en dévorant films, séries et livres, du moins quand elle ne peste pas contre la piètre isolation phonique au sein de l’immeuble, et notamment contre son voisin du dessus, aux mœurs mystérieuses et certainement dissolues. Et puis un jour, au travail, elle trouve un courrier inattendu dans sa boîte mail… Inattendu et anonyme. Commence alors un jeu de piste improbable pour en démasquer l’auteur, qui va forcer Camille à ne plus seulement croiser les gens sans les voir, mais à prendre le temps de les regarder et parfois même de les apprécier. Entre situations burlesques et malentendus, la jeune femme apprendra à dépasser ses préjugés pour enfin décider de la suite de sa vie, réparer ses erreurs et peut-être même tomber amoureuse… ? »

J’ai adoré le postulat de base de cette histoire, à savoir que Cupidon est bel et bien vivant, et qu’il prend la forme d’un corbeau, plutôt que d’un angelot rubicon. Pas de méprise, je ne me passionne pas pour la découpe et le collage des journaux. Mais qui n’a jamais rêvé de recevoir une jolie déclaration ? Signée ou pas, je trouve le geste chevaleresque. Si cela m’était arrivé, je crois que je me serai laissée embarquer dans cette folle aventure. Mais avec ma chance légendaire, je serais certainement tombée sur un bizarre…. amateur de lettres découpées. CQFD.

Nous assistons à un effet papillon, à double niveau sur notre nouvelle amie, Camille. Un courriel qui aurait pu rester lettre morte va déclencher un certain nombre de réactions en chaîne, qui vont permettre à Camille de sortir de chrysalide et de basculer avec perte et fracas dans l’âge adulte. Elle va réussir à panser un passé douloureux avec intelligence et surtout beaucoup de cœur.

Sitôt la lecture d’Am Stram Gram […] commencé, on ne peut facilement s’en défaire. La temporalité joue beaucoup. Nous vivons au rythme de l’héroïne sur une dizaine de jours. Nous vivons ses rencontres, et forgeons de nouvelles amitiés, voyons naître un coup de cœur… Autant cette dernière allait gentiment au coucher, autant moi, je ne peux en dire autant, voulant à tout prix savoir ce qui se passerait après. C’est le cœur gros malgré tout que j’ai lu le mot fin. Un goût de trop peu à mes yeux.

Catherine-Rose Barbieri signe un très joli premier roman, addictif et tellement doux, un vrai morceau de caramel au beurre salé, qui nous redonne envie d’y goûter rapidement.  Je n’aurai qu’un mot, vivement le prochain !

Belle lecture à vous ! 🎈

Am, Stram, Gram … Ce sera toi qui me plairas ! de Catherine-Rose Barbieri est disponible aux Editions Eyrolles.