Livres de Noël #6

Feel Good

J’ai un plaisir coupable, que je réserve à mes rendez-vous coiffeur – enfin réservais, pas que je tente un style à la Pollux, mais les circonstances sont contre moi – ou aux vacances. A savoir la lecture des Gala, et aux Paris Match, pour me plonger dans les vies de ceux qui font, qui sont le ghotta. Puis j’ai découvert Stéphanie des Horts, et les magazines de se muer en roman. Et le plaisir coupable de se rendre disponible dans ma bibliothèque, à l’année.

Jackie et Lee, Stéphanie des Horts

Si vous reconnaissez ce type de comportement dans votre entourage, n’attendez plus et agissez : offrez leur Jackie et Lee de Stéphanie des Horts – éditions Albin Michel – , vous ferez des heureuses (et des heureux aussi certainement) !

Bilan Février 2021

Feel Good

Février : (nom propre) Mois de mon anniversaire, des crêpes et du froid et donc meilleur mois de l’année pour moi.

Bad Man, de Dathan Auerbach aux éditions 10/18

Bad Man, Dathan Auerbach

L’embarras du choix de Laure Manel aux éditions Le Livre de Poche

L’embarras du choix, Laure Manel

Tu n’es pas belle, tu es pire, de Morgane Pellennec aux éditions Albin Michel

Tu n’es pas belle, tu es pire, Morgane Pellennec

Trois Vœux, de Liane Moriarty aux éditions Albin Michel

Trois vœux, Loane Moriarty

Chems, de Johann Zarca aux éditons Grasset

Chems, Johann Zarca

Pierre qui roule de Donald Westlake aux éditions Rivages

Pierre qui roule, Donald Westlake

Là où nous dansions de Judith Perrignon aux éditions Rivages

Là où nous dansions, Judith Perrignon

La paresse est son péché

Feel Good

Paresse : (Nom féminin) une propension à ne rien faire, une répugnance au travail ou à l’effort. Considérée comme un péché dans la religion catholique, elle est élevée au rang de valeur par certains courants contestataires.Art de vie adopté par tant avec brio, mais qui ne me sied guère

belles ambitieuses de Stéphane Hoffmann

Je crois que le péché qui me caractérise le plus est la gourmandise. En cette période de fin d’années, je suis particulièrement gâtée, au grand dame de mes boutons de pantalons. Foutu sèche linge tiens. Mais la paresse, non, très peu pour moi.

C’est avec une certaine fascination que je vois embrasser ce mode de vie par Amblard Blamont – Chauvit, protagoniste principal du roman de Stéphane Hoffmann, Les Belles Ambitieuses. Il faut dite que c’est peu orthodoxe de se vouer à l’oisiveté quand on est X et énarque. Mais nous évoluons ici dans la bourgeoisie versaillaise décadente des années 70, et ces diplômes sont le minimum tolérés et tolérables.

C’est un peu par hasard que j’ai croisé le chemin d’Amblard, au détour d’un titre qui m’a plu, d’une couverture qui m’a faite sourire et d’un quatrième de couverture qui m’a convaincue : « La comtesse de Florensac veut avoir le salon le plus influent de Paris. La jeune Isabelle Surgères veut changer la vie. La douce Coquelicot veut faire plaisir à ceux qu’elle aime. Ce sont les belles ambitieuses. Elles s’activent autour d’Amblard Blamont-Chauvry qui, bien que polytechnicien, énarque, et promis à une brillante carrière, a décidé de s’adonner à la paresse, l’oisiveté, la luxure, la gourmandise et autres plaisirs. Que faire de sa vie ? Comment s’épanouir ? Doit-on être utile ? Peut-on être libre ? Faut-il être ambitieux ? À ces questions, chacun des personnages, entre Paris, Versailles et les États-Unis, à la ville comme à la campagne, répond à sa façon, et de manière parfois surprenante.« 

J’ai aimé l’univers suranné qui se dégage de ce roman. Une sorte de nostalgie des valeurs et de la bourgeoisie d’antan. De la politique aussi, qui attire des jeunes intrigants carriéristes, qui deviennent au fil des pages de vieux opportunistes, dont les privilèges importent plus que leur propre bonheur.

Nous suivons trois destins de femmes liées à Amblard. Sa marraine d’abord, une sorte de bonne fée, qui tient salon et fait des ministres en poste ses amants du moment. On se croit à la cours du Roi Soleil, telle que montrée dans la série Versailles. Puis sa femme pendant deux ans, Isabelle Sugeres, jeune arriviste qui papillonnera tout au long de sa carrière d’un bord à un autre. Puis enfin Coquelicot, dont on ne connaît que la luxure dans la paresse. Ce joli petit monde vit dans un monde quasi onirique, en autarcie au sein d’une bourgeoisie sur le déclin.

Mon passage préféré reste la toute fin, que l’on pourrait apparenter aisément au lièvre et la tortue de Jean de La Fontaine. Jolie fable s’il en est.

En ces temps gris, je ne saurais trop vous conseiller cette lecture qui vous emmène dans un autre temps, que les gens de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Belle lecture à vous ! 🎈

Les belles ambitieuses de Stéphane Hoffmann est disponible aux éditons Albin Michel.