Bilan Mars 2021

Feel Good

Mars : (nom propre) planète, barre chocolatée et accessoirement le mois de la saint Patrick, du Printemps et de ma fête !

Va où le vent te berce de Sophie Tal Men aux éditons Albin Michel

Là où le bonheur se respire, Sophie Tal Men

Un jour de plus de ton absence de Mélusine Huguet aux éditions Charleston

Un jour de plus de ton absence, Mélusine Huguet

Instagrammable d‘Eliette Abécassis aux éditons Grasset

Instagrammable, Éliette Abécassis

Sous Terre de James Delargy aux éditions Harper Collins Noir

Sous terre, James Delargy

Mamma Mia de Serena Giuliano aux éditons Pocket

Mamma Maria, Serena Giuliano

De mon plein gré de Mathilde Forget aux éditions Grasset

De mon plein gré, Mathilde Forget

La Datcha d’Agnès Martin-Lugand aux éditions Michel Lafon

La datcha, Agnès Martin-Lugand

La datcha

Feel Good

datcha : (nom féminin) originellement, cela signifie en russe résidence secondaire à la campagne. Par extension, le terme peut définir sa maison, son foyer. Ce lieu où l’on peut se réfugier pour panser ses peines et ses plaies, ce lieu emplit d’amour où l’on sera toujours le bienvenue, que l’on soit attendu ou non.

La datcha, Agnès Martin-Lugand

C’est un rendez-vous mensuel, immuable que je ne saurai manquer et que j’attends avec impatience. Une sorte de tradition pour moi-même. Chaque année, je trépigne devant les miettes semées tel le petit poucet. Une date. Une couverture. Un titre. Et tous les ans, cette même excitation, cette joie d’enfant la veille d’un réveillon de Noël, quand je franchis les portes de la librairie et que je tiens entre mes mains le dernier opus d’Agnès Martin-Lugand.

Le pire c’est que dans mon euphorie je suis partagée entre le lire d’une traite ou le déguster. La modération n’étant pas mon fort, aussitôt acheté, aussitôt lu. Mais sans regrets. Car les histoires contées par la plume de l’auteure me touche en plein cœur, et garde cette résonance particulière en moi, même des années après. Et je crois bien que c’est la seule qui avec sa plume me tire autant de larmes, autant d’émotions. Qui touche dans le mille et fait tomber les barrières, mes barrières.

La Datcha n’a pas failli à la règle cette année encore : « L’homme venait de me déposer dans un décor de rêve, dont je n’aurais même pas soupçonné l’existence. L’hôtel en lui-même était imposant, majestueux ; les pierres, les grands volets, les immenses platanes tout autour de la cour, la fontaine couverte de mousse qui lui conférait un aspect féerique. Je ne tiendrais pas deux jours, je n’étais pas à ma place. Devais-je fuir immédiatement, retrouver ma vie d’errance dont je connaissais les codes, où je savais comment survivre, ou bien rester et tenter ma chance dans ce monde inconnu, étranger, mais qui exerçait sur moi une attraction aussi soudaine qu’incontrôlable ? « 

C’est ainsi que je suis entrée pour quelques jours dans la datcha. Que j’ai fait le tour du propriétaire et fait connaissance avec le lieu, qui se révèle être le personnage central du roman. Le pivot autour duquel tourne la vie, le monde de ses occupants. Lieu inondé d’amour mais également de fantômes du passé. Lieu chargée d’une histoire d’exception, qui a porté et vu des naître des histoires d’amour. Familiale, passionnelle, passionnée.

C’est ainsi que j’ai emboité les pas d’Hermine, notre nouvelle héroïne écorchée vive, qui se livre entière à nous, lecteurs, dans ses doutes, ses choix, ses sentiments qu’elle met à nues et qui la rende plus forte que vulnérable. C’est ainsi que j’ai rencontré Jo, Macha, Vassily et tant d’autres. Leur famille, leurs liens, leurs vies, dont le centre est La Datcha, leur foyer à tous.

Lire Agnès Martin-Lugand c’est prendre le risque d’être immerger dans un tourbillon d’émotions qui nous tire les larmes. Lire Agnès Martin-Lugand, c’est prendre le risque de ne plus pouvoir se passer de sa plume. Lire Agnès Martin-Lugand c’est prendre le risque de s’attacher à ses héroïnes fortes et belles. Alors prenez ce risque et foncez lire La Datcha.

Belle lecture à vous !

La datcha, d’Agnès Martin-Lugand est disponible aux éditions Michel Lafon.

Nos résiliences

Feel Good

Résilience : (nom féminin) Capacité à surmonter les chocs traumatiques. L’appréhension en est différente en fonction des personnes, et des caractères. Cette force nous fait progresser,  le plus souvent pour le meilleur, même si le pire a été vécu et traversé.

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Il y a de rendez-vous qu’on ne peut manquer. Cette année encore, j’oscillais entre excitation et fébrilité. Entre plaisir et déception. Plaisir de me procurer le dernier roman de cette auteure qui me tire les larmes, j’ai nommé Agnès Martin-Lugand. Déception de me délecter bien trop rapidement de ses mots si justes, de cette nouvelle histoire si vraie. Si vraie, qu’elle pourrait être la notre.

Une famille heureuse, aux parents amoureux et libres, aux enfants insouciants et légers. Des métiers passions qui font vibrer rien qu’à leur évocation. Une vie de famille, apaisée et apaisante. Une vie d’amour et de passions. Un équilibre parfait. Jusqu’au jour où, le diable vient frapper au carreau et tente de semer le chaos. Tout drame peut il être surmonté ? La vie peut elle coûte que coûte continuer ? Un seul instant suffit-il à faire basculer toute une vie ? « Notre vie avait-elle irrémédiablement basculé ? Ne serait-elle plus jamais comme avant ? Étrange, cette notion d’avant et d’après. Je sentais que nous venions de perdre quelque chose d’essentiel. Aucune projection dans l’avenir. Aucun espoir. Rien. Le vide. Une ombre planait désormais sur notre vie. Et j’avais peur. Mais cette peur, je devais la canaliser, l’étouffer, l’éloigner, je ne pouvais me permettre de me laisser engloutir.« 

Nos résiliences. Titre fort, court. Pleins de promesses envers son personnage principale, Ava. Une femme qui apprend à sa battre pour la survie de l’homme qu’elle aime. Tout en restant la louve attentive aux besoin de ses petits. Une femme qui souffre pour tenter de lui offrir une planche de salut. Une femme qui a besoin de se sentit vivante, au point de se perdre pour mieux retrouver ses raisons d’apprécier sa vie. La vie.

Le rejet de l’autre. Pour se protéger, pour les protéger. La colère muette, la plus terrible, celle qui laisse des séquelles irréversibles. L’abandon de ses valeurs que l’on croyait acquises, immuables. La passion, celle nécessaire même si interdite, celle qui fait se sentir vivant et coupable à la fois. La rédemption telle un chemin de croix, pour arriver à l’absolu : le pardon. Pardonner, se pardonner. Pour avancer côte à côté et plus unis que jamais.

Commencer la lecture d’un roman d’Agnès Martin-Lugand, c’est entrer tout de go dans l’intimité d’une femme, dans sa vie de famille, sa vie professionnelle et appréhender avec elle ses guets-apens que la vie peut parfois tendre. Lire un roman d’Agnès Martin-Lugand c’est apprendre à lâcher prise devant ses émotions qui nous submergent et qui sont parfois indomptables ; accepter de se mettre à nu malgré nous. Refermer un roman d’Agnès Martin-Lugand, c’est clore une histoire de vie qui restera en nous, par la beauté des émotions vécues, si proches de notre vie. Nos Résiliences ne fait pas exception à cette règle.

Belle lecture à vous !

Nos Résiliences d’Agnes Martin-Lugand est disponible aux éditions Michel Lafon