Amen Omen

Feel Good

Mémoire : (nom féminin) Faculté de conserver et de rappeler des choses passées et ce qui s’y trouve associé ; l’esprit, en tant qu’il garde le souvenir du passé. Mais que se passe -t-il quand notre plus précieuse alliée, celle qui nous fait et nous permet d’avancer se fait la malle de manière prématurée ? A contrario, comment appréhender ces souvenirs qui nous obsèdent, qui nous tourmentent et nous empêche de lâcher prise ?

Tout le Bleu du ciel, Melissa Da Costa

Ma plus grande alliée depuis que je suis en âge de me souvenir est ma mémoire. J’ai cette capacité – que je ne qualifierai pas de chance pour autant – de me rappeler de tout ou presque. Tant est si bien que mes amis m’appellent « La Mémoire » car je me rappelle de toutes les anecdotes depuis le lycée, voire même de leurs emplois du temps respectifs.

Même si parfois j’aimerai être en mesure d’oublier, j’ai conscience que mes souvenirs, mon vécu et la perception que j’en ai, forgent la personne que je suis devenue, et qui n’a de cesse d’évoluer. Ma croissance étant révolue depuis quelques années déjà. Nos souvenirs, notre mémoire font ce que nous sommes, nous définissent entièrement. Des couleurs, des sons, un paysage ou encore une odeur peuvent nous rappeler un instant figé, que l’on croyait envolé, mais qui est resté gravé. Se souvenir des belles choses est un don précieux que nous avons tendance à oublier.

A vingt-sept ans Emile apprend qu’il souffre d’un Alzheimer précoce. A l’âge auquel la vie esquisse seulement les contours des possibles, la sienne est suspendue à un fil, qui va inéluctablement se rompre trop tôt. Un âge maudit si l’on en croit les artistes les plus talentueux qui n’ont souhaité y survivre. Un âge pourtant auquel il va réapprendre à vivre. Prenez place pour un voyage unique dans lequel la cheffe de bord Melissa nous embarque, au travers Tout le Bleu du Ciel : « Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.
Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile. »

C’est l’histoire d’un jeune homme condamné qui veut vivre tant qu’il le peut encore. D’un jeune homme qui dans la vie n’avait que peu de soucis, que peu de tracas. Un homme étriqué par la perspective de son nombril. Jusqu’au moment où sa vie bascule.

C’est l’histoire d’une jeune femme fantasque et évanescente, dont la fragilité palpable fait penser à un oiseau tombé du nid. D’une jeune femme soucieuse, économe de mots, de sourire, qui portent sur elle une tristesse infinie. D’une femme dont la vie a basculé.

C’est l’histoire d’une rencontre improbable entre deux êtres que tout oppose, entre deux âmes noircies par la vie. Au fil de paysages à couper le souffle et de situations incongrues, ils vont faire des rencontres qui vont peu à peu les rendre à eux même. Qui vont les animer, les transcender.

C’est l’histoire d’une amitié sublime, d’un amour improbable, d’une rencontre d’une force inouïe. Qui va réparer les maux injsutes causés par la vie.

Cette histoire, elle est portée par la plume de Melissa Da Costa et se nomme Tout le bleu du ciel. Cette l’histoire, c’est celle que vous ne devez laisser passer sous aucun prétexte, tant elle est belle, tant elle touchante, tant elle est parlante.

Belle lecture à vous !

Tout le bleu du ciel de Melissa Da Costa est disponible aux éditions Le Livre de Poche

Formidable

Feel Good

Quatuor (nom masculin) : Groupe de quatre musiciens ou chanteurs. Peut également se dire de quatre femmes qui mènent leurs vies telles de vraies chefs d’orchestre, et qui suivent leurs cœurs, quoiqu’il advienne, quoiqu’il en coûte, tambours battants.

Les femmes formidables a chacune sa vie, Alex Riva

L’été, j’aspire à plus de légèreté. Tant et si bien qu’en vacances, j’oublie tout, parfois même de lire. Cette année pourtant j’aurais traîné avec moi quelques romans dans mes valises, qui ont eu la chance pour certain de se dorer la pilule sous le soleil finistérien. Quand ce dernier daignait se montrer.

C’est ainsi que Les Femmes Formidables d’Alex Riva m’ont accompagnée dans mes pérégrinations de touristes, à savoir la plage et le jardin, pendant mon activité préféré, à savoir avoir les doigts de pieds en éventail. Je n’ai aucunement jalousé leur séjour à Sand Francisco et encore moins leur retour parisien. :

Alice, Andréa et Chloé attendaient d’embarquer sur un vol à destination de San Francisco, très impatientes de retrouver Emma. Déterminées à faire des choix, elles avaient pris la décision de s’éloigner de Paris et de leur quotidien.Trois ans plus tôt, leur « Grève des femmes formidables » avait fait naître des projets communs dans lesquels le quatuor s’était lancé en y intégrant Laurence, une nouvelle venue. Depuis, chacune avait appris à être à l’écoute de ses besoins individuels pour s’épanouir pleinement dans sa vie.Mais cette fois, que pèsera leur amitié face à leurs nouveaux enjeux amoureux et professionnels ? Jusqu’où chacune sera-t-elle prête à aller au risque de mettre à mal une profonde amitié et de révéler une part d’ombre ? Ce nouvel épisode marquera-t-il un tournant majeur pour les femmes formidables ? À chacune sa vie, mais à quel prix…

Nous avions laissé cinq femmes en proie à leurs doutes et leurs démons, leurs peurs et leurs avenirs. Nous les retrouvons au tournant de leur vie, Au tournant de leur amitié également. Nous avions laissé cinq femmes en proie à leur amitié, dont un vers a fait pourrir le cœur.

Au fil des quatre tomes, Alex Riva dresse des portraits de femmes fortes, qui vivent, vibrent, pleurent, aiment au rythme de leurs envies et de leurs émotions.

Bonne lecture de vacances à vous !

Les femmes formidables – A chacune sa vie d’Alex Riva est disponible en auto édition sur le site de l’auteure.

Rien ne s’oppose à la nuit

Feel Good

Maternité : (nom féminin) le fait de porter et de mettre au monde un enfant, son enfant. Par la même devenir mère. Et embrasser le flot de sentiments discontinu qui nous changent à jamais, rendant la vie d’avant insignifiante et sans grand intérêt.

Et sue ne durent que le moments doux

C’est un plaisir que de croiser le chemin d’un roman qui emprunte son titre à un morceau d’Alain Bashung, artiste aux verbes hauts et aux phrases travaillées, impeccablement maîtrisées, que j’aime à avoir dans mes oreilles, le temps d’un footing ou d’une balade.

C’est un plaisir que de croiser le chemin d’un nouveau roman de Virginie Grimaldi, auteure chérie, qui sait me faire passer du rire aux larmes en quelques pages seulement. Qui raconte des tranches de vies de personnages haut en couleur, attachants parce que tellement vrais. Attachiants parce que tellement nous. Ceux que nous sommes, ceux que nous pourrions être, ceux que nous avons côtoyés. Ceux qui font une vie.

C’est donc avec un réel plaisir que je me suis procurée le dernier roman de l’auteure, Et que ne durent que les moments doux, pour accompagner mes après midi de farniente breton. « L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place. L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu. L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite. C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin. »

Nous rencontrons des portraits de femmes, aux destins suspendus aux battements de cœur incertains de leurs nouveaux-nés. Des parents en devenir qui attendent ce moment magique qu’est d’étreindre son tout petit. Des parents en devenir qui retiennent leur souffle à chaque respiration de leurs tout-petits. Des parents en devenir dont la vie prend un sens différent, dont la vie prend un sens tout simplement.

Au gré de deux narrations, nous rencontrons des soignants, des patients, des berceurs d’enfants, dont la bienveillance est la clé. Mais je suis passée au travers. Par le prisme de ma propre expérience peut être. De mes propres émotions. La magie n’a pas opérée à mon grand regret. Je me suis ennuyée en ayant l’impression de violer une intimité dont nous sommes déjà privé à la maternité. Une déception que cette lecture pour moi, qui m’a laissée de marbre. Non par manque de cœur, plus par protection.

Vous l’aurez compris, Et que ne durent que les moments doux de Virginie Grimaldi n’est pas mon roman favori de l’auteure, mais cela n’empêchera pas d’être présente au prochain rendez-vous.

Belle lecture à vous !

Et que ne durent que les moments doux de Virginie Grimaldi est disponible aux éditions Fayard