Les Possibles

Feel Good

Possible : (nom masculin) Ce qui est réalisable. Définition laconique pour un mot dont le sens est mis à l’épreuve au quotidien, par notre force, notre pugnacité. Nous sommes bien souvent notre propre frein quant à nos rêves , nos espoirs. Et si c’est la fortune qui ce joue de nous, soyons plus rusée et affrontons là avec force humour et optimisme.

Les Possibles, Virginie Grimaldi

Ce weekend en a encore été une preuve flagrante : si la survie du monde devait dépendre des mes aptitudes à évoluer en milieu hostile, autant vous dire que l’extinction est déjà actée. Quelle idée aussi d’emprunter un sentier côtier dont une partie est un périple sur une grève glissante et qui se finit par la montée – l’escalade – d’un escalier aux marches bien trop grande pour la petite personne que je suis.

Cette promenade dominicale pour certain s’est révélé être un vrai parcours du combattant pour moi, pour la simple et bonne raison que j’ai peur de tout. Un exemple non exhaustif de mes phobies les plus (ir)rationnelles. L’anthelmophobie ou quand je rêve que ma maison se fait engloutir par un escargot géant. Cela dit en passant, cela ferait un bon scénario de nanar.

Mais ma peur la plus ancrée est celle de perdre ceux que j’aime. Là se trouve l’ironie, malgré cette peur chevillée au corps, j’ai beaucoup de mal à entretenir les relations. Je suis un bon cas d’école en termes de névroses. Le personnage de Juliane, nouvelle héroïne de Virginie Grimaldi dans Les Possibles a ainsi trouvé écho en moi : « Juliane n’aime pas les surprises. Quand son père fantasque vient s’installer chez elle, à la suite de l’incendie de sa maison, son quotidien parfaitement huilé  connaît quelques turbulences. Jean dépense sa retraite au téléachat, écoute  du hard rock à fond, tapisse les murs de posters d’Indiens, égare ses affaires, cherche son chemin. Juliane veut croire que l’originalité de son père s’est épanouie avec l’âge, mais elle doit se rendre à l’évidence  : il déraille. Face aux lendemains qui s’évaporent, elle va apprendre à découvrir l’homme sous le costume de père, ses valeurs, ses failles, et surtout ses rêves.
Tant que la partie n’est pas finie, il est encore l’heure de tous les possibles. »

C’est l’histoire d’une mémoire. Celle d’une petite vie devenue grande, qui se doit d’être une adulte responsable aux regards de son enfance. Celle d’un homme qui s’étiole petit à petit, et qui reviens comme une fulgurance, avec violence aux yeux de ceux qui perçoivent cette perte de souvenirs, de repères, d’identité même. C’est l’histoire d’un devoir de mémoire. Celui de ne garder que les moments d’allégresse. De s’en construire de nouveau. D’embrasser sa personnalité même si elle est originale et qu’elle détonne parfois dans un monde en demi teinte. C’est une histoire d’amour entre une fille et son père, qui leur survivra tous deux, par les souvenirs et les moments qu’ils auront su se créer.

C’est un roman intime que nous livre Virginie Grimaldi, mais également universel en cette relation avec nos parents, notre passé et ses moments à jamais gravés, le fait de ne pas les voir vieillir, nos craintes quant aux jours à venir. A l’instar des Possibles, à nous de rendre nos vies ensemble – ou tout du moins les instants passés – inoubliables.

Belle lecture à vous !

Les Possibles de Virginie Grimaldi est disponible aux éditions Fayard

2 réflexions sur “Les Possibles

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