Arnaques, crimes et nurserie

Thriller

Crime : (nom masculin) Infraction grave, que les lois punissent d’une peine afflictive ou infamante. Cela peut être un assassinat, mais également une usurpation d’identité ou tout type de félonies qui a pour but de nuire à autrui. Quoi de mieux qu’un train comme point de départ d’une enquête, pour activer ces petites cellules grises à la recherche de la vérité.

L'assassin du train, Jessica Fellowes

Mon premier roman d’Agatha Christie – et l’un de mes préférés – est le Crime de l’Orient Express. Un huis clos sanglant où notre détective belge préféré aux légendaires  moustaches a maille à partir avec un crime de prime abord insoluble. Cette lecture fut marquante. D’un point de vue de la construction narrative, mais également elle marqua l’avènement de mon goût pour les romans policiers.

Si je couple à cela mon amour pour le flegme britannique et les intrigues se déroulant au début du vingtième siècle, je ne pouvais passer à côté de L’assassin du train de Jessica Fellowes. Ne serait-ce que par son titre. « 1919. Louisa Cannon rêve d’échapper à sa vie misérable à Londres, mais surtout à son oncle, un homme dangereux. Par miracle, on lui propose un emploi de domestique au service de la famille Mitford qui vit à Asthall Manor, dans la campagne de l’Oxfordshire. Là, elle devient bonne d’enfants, chaperon et confidente des soeurs Mitford, en particulier de Nancy, l’aînée, une jeune fille pétillante à l’esprit romanesque. Mais voilà qu’un crime odieux est commis : une infirmière, Florence Nightingale Shore, est assassinée en plein jour à bord d’un train. Louisa et Nancy se retrouvent bientôt embarquées dans cette sombre affaire. »

Nous rentrons ainsi dans l’intimité bourgeoise d’une famille de noble lignage – la famille Mitford-  servant de faire valoir à l’intrigue par le prisme de Louisa, jeune femme désargentée qui parvient coûte que coûte à fuir la misère dans laquelle elle évolue.  Ce faisant, elle croise par hasard le destin funeste de Florence Nightingale Shore. Il est en outre plaisant de mettre en perspective les us et coutumes du vieux continent et de leur cousin outre atlantique. Les points communs et les dissonances. Je ne pouvais que comparer Louisa Cannon à Jane Prescott.

Sous couvert d’un énigmatique assassinat, l’auteure nous brosse le portrait d’une Angleterre en reconstruction, au sortir de la Première Guerre Mondiale. Nous évoluons tour à tour dans la Noblesse désabusée et les bas fonds londoniens épargnés malgré tout des stigmates de la guerre. Se joueront ainsi tour à tour des guerres personnelles – celle d’une jeune fille égocentrique devenant femme au gré de ses caprices – , des combats de coqs – quand un jeune homme trop ambitieux se fait remercier pour réfléchir avec trop de zèle – et enfin des guerres d’estime – quand l’argent prend le pas sur l’amour et détruit des vies, par dommage collatéral.

J’ai eu du mal à me plonger à corps perdu dans cette aventure. Je me suis sentie flouée en un sens. Ce ne sont pas réellement les sœurs Mitford qui enquêtent. Certaines étant encore an couches culottes. La famille sert surtout de décorum à l’intrigue.  J’ai tout de même passé un bon moment aux côté de Lou-Lou, enquêtrice malgré elle, dans l’Assassin du train, de Jessica Fellowes.

Bonne lecture à vous !

L’assassin du train – Les sœurs Mitford enquêtent de Jessica Fellowes est disponible aux éditions Le Livre de Poche

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