Le jeu des apparences

Feel Good, Thriller

Apparence : (Nom féminin) aspect extérieur, considéré comme différent de la réalité. Elles ont tendance à être trompeuses dans mes lectures, ce qui est pour me plaire.

On notera une grande imagination dans mes illustrations

À mes yeux, et à mes goûts surtout, le thriller est à la littérature ce qu’est le rock à la musique : un repère, vers lequel je me plais à revenir de temps à autre. Un retour aux sources en quelque sorte. Il est vrai qu’Agatha Christie et Sir Arthur Conan Doyle m’ont accompagnés durant mes années collèges. Et Kurt Cobain, bien que défunt, pendant les suivantes. Avec les années, mes goûts se sont affinés, en même temps que mes talents de détective en herbe se sont aiguisés. Il n’est pas rare que je trouve le coupable et le mobile (coucou le Cluedo) à mi roman, même si cela paraît inopportun à l’instant donné.

  • Depuis quelques années, je suis donc à la recherche de mon Graal personnel, à savoir, le parfait petit polar. Celui qui combine une intrigue haletante et addictive avec une fin non téléphonée mais pas non plus complètement ubuesque. Et que l’écriture soit fluide également. Je ne pense pas être si exigeante que cela et si vous êtes dans mon cas, vous savez que ça n’est pas facile à trouver !
  • C’est dubitative que je me suis tournée vers La Fille D’Avant de JP Delaney. Le titre n’était pas sans me rappeler La fille du train, que je n’ai pas particulièrement apprécié. Il est toutefois à noter que les deux romans n’ont strictement rien avoir, que ce soit en termes d’intrigues ou de style. Je me suis laissée convaincre par les critiques dithyrambiques ainsi que par le sempiternel quatrième de couverture : « Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’oeuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.Alors qu’elle tente de démêler le vrai du faux, Jane s’engage sur la même pente, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes… et vit dans la même terreur que la fille d’avant. »
  • L’exercice est ardu tant il serait facile de trop en dire sans le vouloir. Donc si vous le voulez bien, une fois de plus, nous nous en tiendrons plus à la forme qu’au fond. En effet, cela reviendrait à gloser la couverture.
  • La forme donc. Tout le suspens et l’intrigue se basent sur un savant jeu de temporalité entre les deux protagonistes principales. S’alternent alors les chapitres avant, qui donnent la parole à la défunte Emma, et les chapitre après, avec Jane. Ce qui fait la force de cet enchainement, c’est la temporalité du récit. Bien que les histoires soient narrées à trois ans d’intervalle, nous avons l’impression que les chapitres se suivent, sans scission dans le récit.
  • Je ne puis tellement vous en dire plus sans vous gâcher le plaisir, mais je ne saurai que trop vous conseiller La Fille d’Avant.
  • Belle lecture à vous ! 🎈

La Fille d’Avant de JP Delaney est disponible aux éditions Livre de Poche.

4 réflexions sur “Le jeu des apparences

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